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La bouilloire

6 janvier 2020

Votre réveil sonne. On est lundi, il est temps d’aller au travail. Vous vous levez (difficilement) de votre lit pour vous diriger, tel un zombie, vers votre cuisine. Une seule chose vous permettra d’affronter cette longue journée : une bonne tasse de thé – à la fois réconfortante, douce et énergisante, c’est ce dont vous avez besoin. Par automatisme, vous allumez votre bouilloire pour faire chauffer de l’eau. Grande oubliée des cuisines, la bouilloire est un objet qu’on utilise sans vraiment s’en rendre compte. Pourtant, il s’agit de votre meilleure alliée dans la préparation d’un bon thé. Alors, Envouthé fait pour vous le point sur cette amie invisible, mais ô combien cruciale.

bouillorie

“Eau bouillie, eau foutue” 

Si l’on devait énoncer une règle d’or de la préparation du thé, ce serait surement celle-là. Lu Yu disait déjà à son époque que “si on poursuit l’ébullition, l’eau devient impropre à la consommation”. La raison est simplement physique (qui aurait cru que la préparation du thé était aussi scientifique ?) : lorsque l’eau chauffe, du dioxygène s’évapore et à 100°C (la température d’ébullition), il disparaît entièrement de votre bouilloire. Or le dioxygène a un rôle crucial à jouer dans la préparation (et surtout la dégustation) d’un bon thé : il permet en effet de transformer les arômes en gaz qui viendront titiller notre odorat, l’un des sens les plus importants dans la dégustation.  

La bouilloire, votre meilleur outil pour une eau à la bonne température 

Si vous aimez le thé (et nous imaginons que c’est le cas puisque vous êtes ici), vous savez que sur vos sachets et boite de thé sont données des indications concernant la durée d’infusion et la température de l’eau. Loin d’être là pour décorer ces informations permettent de révéler parfaitement les arômes de votre thé préféré. La première étape ? L’eau et pour ça, le mieux reste de vous munir d’une bouilloire . Une eau trop chaude brûle les feuilles de thé, développe l’amertume et ne permet pas d’obtenir les meilleurs arômes du thé. Si l’on voulait faire une comparaison, infuser un thé dans une eau à la mauvaise température, cela revient à mettre au congélateur ou à laisser sous la chaleur une belle bouteille de rouge (en bon frenchy cela nous semble totalement aberrant, c’est la même chose pour le thé). 

La plupart du temps, la durée, le ratio eau / thé ainsi que la température du thé sont inscrits sur son paquet, il suffit simplement de suivre les instructions. Si elles n’y sont pas, pas de panique ! Vous les trouverez sur le site Envouthé, sur la page dédiée à votre thé.  

La manière la plus simple, la plus précise et la plus efficace d’obtenir la bonne température d’eau est la bouilloire à température réglable. En effet, celles-ci sont équipées d’un thermostat et permettent donc de régler directement la température d’eau souhaitée (la plupart permettent de chauffer son eau de 30° à 100°C avec des paliers allant de 5°C en 5°C ).  Envouthé vous conseille d’en choisir une munie de la fonction “sécurité anti chauffe à sec” qui permet d’annuler la mise en marche quand la bouilloire n’est pas suffisamment remplie (et donc d’éviter que l’appareil grille et fasse sauter les plombs chez vous.). 

Une autre fonction bien utile est celle du “maintien à chaleur”, idéale si vous souhaitez siroter votre thé tout au long de la matinée. 

Vous l’aurez bien compris donc, chez Envouthé nous vous conseillons grandement d’investir dans la bouilloire à température. Malgré son coût (entre 60 et 80 euros en moyenne), il s’agit bien de l’objet de rêve, nécessaire à chaque buveur de thé qui se respecte. 

Silence … ça chauffe 

Prendre une tasse du thé est une véritable expérience sensorielle qui commence dès la préparation. L’ouïe est ainsi, avec un peu d’entraînement, un excellent indicateur de la température de l’eau. Après tout, si la bouilloire siffle pour vous, quelle impolitesse que de ne pas l’écouter ! D’ailleurs, des scientifiques de Cambridge ont récemment résolu le mystère de ce sifflement, un mystère vieux de plus de 100 ans. 

Malheur ! Ma bouilloire ne fonctionne plus, ou je n’en ai pas a disposition comment puis-je faire pour déguster mon thé ?

Si la bouilloire à thé constitue un objet indispensable à tout amateur de thé, d’autres techniques existent pour obtenir de l’eau à bonne température. Moins rapide, moins précise elles méritent tout de même le détour. 

L’alternative la plus précise : le bon vieux thermomètre électronique 

Il s’agit de l’alternative à la bouilloire la plus précise et la plus simple. Il vous suffit d’investir dans un thermomètre électrique (environ 40 euros) et de le plonger dans le récipient dans lequel vous faîtes chauffer votre eau. Il alerte lorsque l’eau atteint la température requise. 

L’alternative la plus ancestrale et poétique : l’observation des bulles dans l’eau

Quand on n’a pas de bouilloire, on peut aussi tout simplement utiliser une casserole. En observant la taille des bulles d’eau et en écoutant le murmure de l’eau, on peut apprendre à arrêter l’ébullition à la bonne température selon les types de thé.

C’est Lu Yu, le premier maître de thé chinois, qui, dans son Traité du Thé, le Cha Jing, datant 780, nous révèle cette méthode ancestrale et poétique, toujours efficace plus de 1200 ans après ! 

Ce maître du thé expliquait ainsi que “quand l’eau forme des bulles comme des yeux de poisson surnagent à la surface de l’eau, c’est la première ébullition”. On entend alors un léger murmure de l’eau, ce sont les toutes premières bulles qui apparaissent dans le fond de la casserole, l’eau atteint à ce stade environ 75°C, température parfaite pour les thés verts, parfumés, ou natures.

Quand l’eau forme des perles amassées sur le bord de la casserole”, c’est la deuxième ébullition, entre 80 et 85°, température idéale pour les thés blancs parfumés ou natures, ou encore les darjeelings par exemple.

Enfin, ” lorsque l’eau moutonne, quand elle bondit comme des brisants, majestueuse, et résonne comme une vague qui s’enfle, c’est la troisième ébullition “. L’eau atteint les 95°, température recommandée par exemple pour les thés noirs, les infusions, les rooibos, ou les oolong.

Si cette technique ancestrale est longue et peu précise, il faut lui reconnaître un caractère très poétique. Elle permet également de prendre le temps de préparer, puis de déguster son thé comme le veut la tradition. 

L’alternative Système D : mélanger eau chaude et eau froide. 

Nous avons tous un jour, ajouter de l’eau froide dans de l’eau chaude afin de faire de l’eau tempérée. C’est exactement en quoi consiste cette méthode. C’est simplissime.  À l’exception qu’ici il ne s’agit pas de faire un mélange hasardeux, mais d’utiliser la bonne vieille règle de trois (si vous ne vous rappelez pas de vos cours de maths, demander à Google, il saura mieux vous expliquer que nous !). Par exemple, si vous vous préparez un thé vert, l’infusion s’effectue à 70°. Vous savez que votre eau chaude est à 100° (elle est bouillante) donc il vous faut 30° de moins c’est-à-dire un tiers d’eau froide. Il vous suffit donc de d’abord verser un tiers d’eau froide afin de ne pas brûler les feuilles de thé et ensuite l’eau chaude.

C’est pareil pour les thés blancs à 80°, en versant plutôt un quart d’eau froide. 

Cette méthode n’est pas précise au degré près mais fonctionne vraiment très bien, tout en étant simplissime, faites-vous confiance !  

Dans les faits, on sait très bien que vous n’avez pas forcément ni le temps, ni l’envie de faire tout cela le matin au réveil(ou à tout autre moment de la journée). Et on vous comprend, voici donc l’alternative que vous conseille envouthé, l’alternative système D. 

L’alternative Système D : mélanger eau chaude et eau froide. 

Nous avons tous un jour, ajouter de l’eau froide dans de l’eau chaude afin de faire de l’eau tempérée. C’est exactement en quoi consiste cette méthode. C’est simplissime.  À l’exception qu’ici il ne s’agit pas de faire un mélange hasardeux, mais d’utiliser la bonne vieille règle de trois (si vous ne vous rappelez pas de vos cours de maths, demander à Google, il saura mieux vous expliquer que nous !). Par exemple, si vous vous préparez un thé vert, l’infusion s’effectue à 70°. Vous savez que votre eau chaude est à 100° (elle est bouillante) donc il vous faut 30° de moins c’est-à-dire un tiers d’eau froide. Il vous suffit donc de d’abord verser un tiers d’eau froide afin de ne pas brûler les feuilles de thé et ensuite l’eau chaude.

C’est pareil pour les thés blancs à 80°, en versant plutôt un quart d’eau froide. 

Cette méthode n’est pas précise au degré près mais fonctionne vraiment très bien, tout en étant simplissime, faites-vous confiance ! 

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